LE MOT DE FERNANDO

« Le tango je suis né avec, il est toujours resté latent. Je me souviens, enfant, regarder lors de réunions familiales mes parents et mes grands parents danser, les uns très chics, les autres plutôt arrabalero.Je pense à ces soirées d’été où les voisins sortaient les chaises sur les trottoirs; on entendait quelqu’un fredonner une milonga, un tango.Mais définitivement cette renaissance je la dois à mon fils.
Je commençais à lui parler un espagnol au plutôt en sud-americain, je parlais, lui écoutait ces histoires d’un sourire de bébé, et alors que je me suis jeté dans l’écriture des chansons, à réinventer des histoires ou simplement à les faire resurgir de ma mémoire, je suis redevenu l’exilé, le voyageur sans frontières… »